Grosse journee de merde. Me suis vautre comme un ane en metant le pied trop pres de bord.
Je suis tombe dans les ronces de 2m sur mon mauvais genoux .
Fais suer dire que mon genoux tenais bien jusqu’ici…
Me suis masse avec de la percutalgine, 2 Tylenol et on decide de continuer vers Machapuchare base camp. Avec deux batons de marche, j’allege suffisement mon genoux pour ne pas avoir trop mal. J’ai le moral au ras des paquerettes pendant toute l’ascenssion qui est longue et penible de Deorali au base camp.
On arrive a 3720 m dans les nuages, vois rien, il est 3h00 j’ai les crocs. Un Dal baht: soupe Nepalaise au lentilles et a l’ail (contre le mal de l’altitude) que l’on verse sur un vegetable rice curry.
Je vais faire une sieste, je suis d’une hummeur de chiotte et ca changera les idees.
Heureusement, j’ai un pote hyper marrant pour detendre l’atmosphere.
Je rentre dans notre chambre et trouve Igor entrain de dormir avec ses collants, un short, une parka, les mouffles, le bonnet et les lunettes. On dirait un petit pinguouin, je suis mort de rire. Je prend une photo parceque ca sera utile pour me marrer plus tard, puis une sieste. Qd je me reveille les nuages sont partis, il pele grave mais on a une vue splendide sur le Machappuchare (6991m) . Un guide Nepalais, Ram ou High five! M’explique que personne ne l’a grimpe de ce cote la. Je reste encore un peu dehors a regarder. C’est a couper le souffle et je vais me mettre au chaud.
J+6: 4h20 de marche
Un bon porridge, un pancake Nepalais et nous partons de notre lodge de luxe. On ne le sait pas encore mais les chambres propres avec salles de bain et douche chaude dans la chambre c’est finis.
Une douce montee de Dampus a Deorali 2150m nous fait traverser une grande foret avant une longue descente dans des champs pentus vers Landrung 1600m.
50 roupies Nepalais/ personne pour la chambre (0.40 euros). Deux lits, une table et douche chaude dehors.
On discute avec deux Anglais du Yorkshire et on dine d’une assiette de momo.
On a une belle vue sur la montagne et on a meme droit a un spectacle de danse Nepalaise avec des petits tout mignons et de jolies chanteuses.
Au moment d’aller se coucher, ca se complique... La chambre est crade et je ne peux pas respirer a cause d’une allergie a je ne sais pas quoi.
Je me retrouve a passer la nuit dehors avec le sac de couchage, les boulles quies et le masque. Le chien du coin veille sur moi.
J+7 : 5h30 de marche
Belle vue sur l’Annapurna sud au reveil. Poridge et pancake Nepalais et on avance dans une foret tropicale, une longue descente dans les escaliers, on passe plusieurs pont suspendus. On degouline de chaleur, il dois a faire plus de 30 degres.
Apres le nouveau pont suspendus, on se retrouve face a une montee enorme , 650 m de denivele sur des grosses marches tres haute en pleine cagnasse.
D’autant plus penible qu’une fois arrive a Chomrong on redescend le tout.
On decide de pousser un peu plus loin jusqu’a Sinuva pour ne pas avoir a commencer par une descente le lendemain.
Couche a 8h30, on voulait echapper au spectacle de danses Nepalaise, ca devient rapidement casse burne...
J+8 : 5 heures de marche et 1100 m de denivelle pour aller de Sinuva a Himalaya.
La premiere heure est dure, mal au pates, les sacs sont lourds, au moins 12 kilos.
On traverse une foret ou il y’a des singes. Sont caches...
Plus de buffles non plus, on est trop haut. Qq Sherpas avec leurs chargements pour les lodges ou qui accompagnent des touristes.
Certains touristes n’hesistent pas a faire porter jusqu’a deux sacs de 80 L a un pauvre gars alors qu’il ne portent qu’un appareil de photo. Y’a vraiment des salopards. En fait a part moi et Igor, on croisera peu de gens qui portent leur sac.
C’est vrais que ca change la vie de ne pas se trimballer 12 kilos sur le dos.
On s’arrete a Bamboo vers 1h00 pour dejeuner, juste avant qu’une grosse pluie ne s’abate sur nous. Deux heures de pluie non stop. Il reste une heure jusqu’a notre derniere etape, on s’equipe bien pour la pluie et aussitot partis, la pluie s’arrete et le soleil se leve.
On y gagne une superbe lumiere et les torrents debordent de partout, c’est magnifique
On arrive dans un chouette lodge.
Finis la chaleur, tout le monde sort les bonnets et les polaires. Plus de douche non plus. Un seau d’eau chaude, je passe.
Un chauffage est installe sous la table avec de grosses couvertures c’est agreable.
J’ai une idee de genie pour eviter d’avoir la gorge qui grate et le nez qui coule a cause du sac de couchage en plume. Je met le sac -15C dans mon sac de survie et comme ca plus de vilaine odeur de plume !
Grosse crise de rire : Je fais un bruit de bonbon geant qu’on deballe a chaques mouvements. Je me reveille deux heures plus tard en sursaut, je suis en nage dans le sac...
Je vire la couverture de survie, me met des habits secs et je pense a ma prochaine astuce anti plumes.
On dors tres mal se soir la , ca doit etre l’altitude. Igor et moi fesont de droles de reves, des cauchemards.
J’en ai parle a d’autre types, ils ont eu le meme probleme.
J+9 3h50 de marche montee de 3000 a 3700 m
Commence comme une belle journee. Il fait beau, la marche est dure, on avance lentement. On s’arrete a Deurali 3200m pour souffler et boire notre Fanta quotidien.
Igor oublie sont appareil de photo et part le chercher, on perd un peu de temps, puis je met le pied a cote du chemin sur une mote mole et me ramasse. Debut de la journee de merde...
On devait etre un peu fatigue.
Il est 21h30 apres une petite pizza, je suis dans mon sac en plume. Le genoux a l’air d’aller on devrait pouvoir finir avec l’Annapurna base camp a 4100 demain.
Je suis un peux inquiet pour la descente, encore plus pour le prochain treck.
Il faut attendre demain je verais une fois a froid ce que je peus faire.
Je vais etre degoute si je ne peux pas monter le Pisang.
Ah, on veint d’eteindre le groupe electro. Tomorrow will be a better day.