Pepe me retrouve a 9h00 du matin, pour aller au refuge.
Il ne fais pas bien beau et on passe au marche acheter quelques provisions, dont un truc qui s’appelle pata negra : melange de mais, petits pois et croutons de porc frit. Tres bon !
On commence la montee vers le refuge pour trouver un temps franchement pourris avec un mix de pluie et de neige a 4600m.
Petite marche facile a 5000m pour s’acclimater. 1 heure de montee et 20 min de descente sur un grand rocher noir. Pendant une eclaircie on appercoit la pente droite du Cayambe.
Je n’en verrais pas plus aujourd’hui.
Retour au refuge a 4h30 ou on fait un feu, ce qui ne changera pas grand chose au fait qu’il fait 2 degres la dedant.
Dodo a 10h00, je dors plutot bien pour 4600. Le vent secoue le refuge toute la nuit.
Jour 7 : glacier du Cayambe 4800m
Debout depuis 7h00, j’ai hate d’aller dehors m’occuper avec une activite quelconque, meme jeter des cailloux sur les condors ou balancer les petites chevres par la falaise. N’importe quoi pourvu qu’on s’occupe. On se fais grave chier dans ce refuge. Rien a foutre, on se les pelles et il fait un temps de cochon. Y’a un Roumain qui est la avec son guide. Le Roumain ressemble a Jim Carrey, sans le sens de l’humour. C’est un medecin et il passe son temps a prendre son pouls et son taux d’oxigenation. De 90 et 60% a 70 et 90% pas d’ammelioration du sens de l’humour.
Heureusement pour les condords et les petites chevres il y’a un glacier a 20 min du refuge, on va donc aller trainner nos crampons sur le glacier et laisser les animaux de la montagne tranquille.
9h00 Une grele de neige dure m’acceuille avec un vent a decorner les petites chevres a mon premier pas dehors. Il dois faire un peu moins de zero et le vent a plus de 60km heures. Si c’est comme ca demain ca promet...
On est assez vite trempes et on part faire des excercice de crampons, cordes et piolet sur le glacier.
Je soupsonne Pepe d’avoir le cul pourris quand je realise qu’on est sur un volcan, d’ou l’odeur d’oeuf pourris. Sacres Pepe !
Un peu d’escalade sur glace et le guide m’apprend a faire des points d’ancrage dans la neige et la glace. Reperer les differentes conditions de neiges et plus important, reperer les crevasses qui sont tout les dix metres sur le glacier.
Il dit que les plus dangeureuse sont les petites crevasse, on les voit pas bien et on se tord le genoux ou la cheville en tombant dedans.
Retour a midi au refuge.
Dejeuner et je me prend a chercher une petite chevre ou un condord...
4h30 Le guide noie mon desespoir dans un excercice de remonte de crevasse.
Avec 4 carabiners, une corde, une sangle et un prussic, on peut monter un systeme pour remonter 2 types qui sont tombes dans une crevasse. Ingenieux. Je vais tacher de me rappeller tout les noeuds, mais ca reste assez simple.
Jim Carey a ete remplace par un Americain Eric, qui montera avec nous demain avec son guide equatorien. Legere amelioration du temps.
On fait un feu, pas plus d’effet qu’hier.
Dinner leger, je ne trouve toujours pas de petit animaux a torturer.
Je vais me coucher a 8h00.
Quel desoeuvrement...
Jour 8 : Cayambe 5800m, 6 heures de monte, 2 heures de descente.
Le Cayamabe est un volcan eteint. Troisieme sommet d’Equateur apres le Chimorazo et le Cotopaxi, il est par sa situation sur la ligne de l’Equateur, le plus haut point sur la surface de la terre. Mais bien plus facile a monter que l’Everest.
Je suis reveille depuis 11h00 du soir, j’ai hate de partir, j’ai dormis trois heures et j’ai la patate apres ces deux jours d’inactivitee force dans le gite.
Tout le monde se prepare a minuit et on est dehors a 1h00 du mat.
J’ai le cul borde de nouilles ! Superbe visibilite, leger vent mais en dessous de 40km, il fais -10.
Apres deux jours de sale temps, il fais enfin beau !
Je ne sais pas comment on serait monte avec de la neige, pas de visibilite et un temps tiede qui augmente les riques d’avalanche.
Avec ce qui est tombe comme neige les derniers jours, le plus grand risque va etre les avalanches, on part donc tot pour rentrer tot. Et Pepe n’a pas son pareil pour te degotter les manteaux neigeux pourris.
Petite montee d’une heure dans la roche-neigeuse. Ce qui etait facile en plein jour devient un peu plus serieux avec la glace et le froid.
Je trouve enfin mon souffle apres 30min.
Sa redescend un peu et on met les crampons a 2h30 au pied de la pente.
On part sur une pente douce sur la gauche puis sur la droite apres un gros rocher.
La pente ne fais pas plus de 30 degres, c’est plutot facile.
3h30, je suis glace. Le vent gele tout, il doit faire moins 15 avec un vent a 40, pantalon de merde, gants pas terribles, j’ai froid partout, surtout les pieds : chaussettes de merde.
En fait une grande partie de mon equipement est reste en France comme je partait pour six mois faire du bateau dans les caraibes.J’ai emprunte et achete qq trucs pas cher.
Je ne parle pas du chapeau qui me tombe sur la gueule toute les 5 min.
L’idee de devoir attendre 6h30 pour que le soleil nous rechauffe enfin ne me rejoui pas.
Je jure de ne jamais refouttre les pieds en Montagne et je ne suis pas sur d’arriver au bout.
5h30, l’heure la plus froide de la journee, je ne sent plus bien mon pied gauche et je commence a trembler de froid. Je suis claque, a bout de souffle, j’ai un debut de mal d’altitude. Mal au crane, legere envie de vomir et je me demande si j’ai pas choppe la chiasse. On s’encorde, sur les derniers 200m la pente passe a 50 degres et les risques d’avalanche sont le plus eleve.
La route classique est trop dangeureuse avec toute la neige qui est tombe.
Pepe nous trouve une variante tout ce qui a de plus ludique, 8m a pic le long d’un gros champignon au dessus d’une cathedrale de glace. C’est jolis et ca me change les idees !
Par contre j’ai plus rien une fois l’obstacle passe. Encore 100m avec de la neige jusqu’au genoux, une pente a 70 degres, on passe une cassure et on y’est !
7h00 du mat, le soleil c’est leve et on a une vue magnifique sur les volcans, les valees !
Beau domme enneige, ca sent pas mal le souffre c’est un volcan.
30 min de photos, embrassades, tu sais que jusqu’a la fin j’ai jamais cru y arriver ? Ouais moi aussi, on en a chie...
Les autres bouffent moi je ne peu toujours rien toucher, j’ai manque de vomir en mordant dans une barre de choco un peu plus tot et je dois recracher a toute vitesse la chips que j’avais prise pour une banane hiopilisee. Pas faim, pas soif et j’ai toujours froid.
7h30 on redescend avant que la neige ne fonde et que les caillasses du dernier rocher en bas ne se mettent a rouler.
Belle descente avec vue sur le Chimborazo, Cotopaxi et Antisana.
On est de retour au refuge a 9h30.
Je suis seche !
Belle vue sur le Cayambe
Toujours incapable de bouffer quoi que ce soit, j’ai l’impression d’avoir perdu 4 kilos et ca ne dois pas etre qu’une impression.
On fait les valises, on est dans le 4X4 a 10h30
Pepe me depose dans une grande Hacienda a 12h00 avec comme instructions : bouffer, boire, dormir. Vais me priver tient !
Ascention du Cotopaxi dans la nuit de Vendredi, je vais voir comment je me sent demain mais je dis pas non...
Jour 9 : Transfert dans le parc du Cotopaxi
L’apetit est revennu, le mal de crane est passe.
J’ai dormis comme un loir. Belle Hacienda ancienne.
Par contre y’a des chevaux, ca, ca aide pas a me retapper.
J’aurais aime une douche Chaude apres trois jours sans douches.
Je suis en forme, on part pour le Cotopaxi